Premier achat immobilier : les questions à se poser

Faire son premier achat immobilier est un rêve pour beaucoup, et quand vient le moment de le réaliser, c’est l’engouement et l’euphorie. Si certains sont prévoyants et préfèrent peser le pour et le contre avant d’entamer les procédures, d’autres sautent carrément le pas à l’aveugle. Au risque de se retrouver au milieu d’une dette qu’ils auront du mal à rembourser, ou d’avoir sur le dos un bien immobilier qui engloutira toutes leurs économies. Avant de vous lancer, définissez l’essentiel. C’est la clé d’une bonne première acquisition.

La première acquisition d'un bien immobilier est un rêve pour beaucoup

Le budget, la base d’une première acquisition

Actuellement, tout le monde s’accorde à dire que c’est le moment d’acheter un premier bien immobilier. Les taux de crédit sont au plus bas ainsi que les prix du marché. Par ailleurs, l’État accorde des avantages fiscaux pour une première construction (exonération de taxe foncière pendant 2 ans, TVA réduite à 5,5 % au lieu de 20 % s’il s’agit d’un logement neuf, 10 % si c’est un bien à rénover).

En principe, la banque n’octroie de crédit que si vous réalisez un apport personnel. Établissez au préalable vos réels moyens de financement en tenant compte de charges actuelles et futures, vos capacités de remboursement, les différents frais annexes : frais de notaire, garantie, commissions de l’agence immobilière…, les charges de copropriété, les éventuels travaux à réaliser. Sachant tout cela, quel montant pourrez-vous apporter pour réaliser votre rêve ?

Faire une étude de marché pour éviter les mauvaises surprises

Définissez d’abord vos exigences en termes de type de biens, de surface, de confort, de localisation avec tout ce que cela importe : voisinage, proximité des commerces, des transports en commun, de votre lieu de travail. Ensuite, essayez d’obtenir le prix de vente réel d’un bien similaire dans la région de votre choix. En effet, sachez que le prix sur le compromis de vente (ce que vous allez réellement payer avant d’entrer en possession de votre bien) sera différent du prix de présentation, car il faut ajouter le frais de notaire, le cout du crédit, le cout de l’assurance du prêt, la commission de l’agence immobilière…

Une fois ces critères établis, essayez de vous projeter dans l’avenir avant de jeter votre dévolu. Imaginez-vous dans ce logement dans les années à venir. Est-ce que votre coup de cœur répondra toujours à vos besoins ? Pourriez-vous y réaliser les travaux d’agrandissement ou d’embellissement dont vous avez plein la tête ?

Le recours à un ou des prêts et les aides

Il existe plusieurs types de prêts accordés aux primoaccédants (les personnes qui achètent leur premier bien immobilier).

Le PTZ ou Prêt à Taux Zéro

C’est un prêt sans intérêt visant à financer une partie de votre première acquisition (entre 18% à 26 %). Il concerne uniquement l’achat d’un logement nécessitant de gros travaux de rénovation, ou l’acquisition d’un bien neuf.

Le PAS ou le prêt d’accession sociale

Ce prêt peut financer la totalité de votre projet immobilier.

Le PAL ou Prêt Action Logement

C’est un prêt à taux bas accordé aux salariés des entreprises de plus de 10 personnes adhérentes au comité interprofessionnel du logement.

Par ailleurs, certaines collectivités locales et des mutuelles accordent des petits prêts aux primoaccédants.

Le Pass Logement

C’est un prêt d’un montant de 12 500 € à taux zéro remboursable pendant 12 ans.

les prêts et les aides pour financer un premier achat immobilier

Faire un tour du propriétaire avant d’acheter

C’est une étape nécessaire à laquelle vous ne pouvez pas vous soustraire. Visitez tous les coins et recoins afin de vérifier que tout est normal, qu’il n’y a pas de vice de construction et pour évaluer l’ampleur des travaux à réaliser, surtout s’il s’agit d’un bien à rénover. En outre, posez toutes les questions qui vous taraudent : voisinage, sécurité, taux de la taxe foncière et de la taxe d’habitation dans la région, charges de copropriété…

Par ailleurs, les propriétaires sont tenus de faire des diagnostics techniques obligatoires pour détecter s’il n’y a pas de plomb, de termites, d’amiante… et d’en informer l’acheteur.